Les mots des skippers

2 Juil 2025 | Edition 2025

Pierre Leboucher (Legallais) :
« Il fait beau avec des conditions clémentes. Nous avons eu de belles conditions pendant toute cette course. C’est hyper intéressant. Nous avions quelques questions avant de prendre le départ et nous y avons trouvé des réponses. Pour la fin, ça va être compliqué. Les fichiers météo ne disent pas tous la même chose. Maintenant, il est trop tard pour changer d’option. Il faut faire avec ce qu’on a et on verra à la fin ce qu’il est possible de récolter. »

Guillaume Pirouelle (Seafrigo – Sogestran) :
« C’est hyper instable, ce n’est pas facile. L’approche d’Horta se révèle assez aléatoire avec de grosses bascules de vent. Il y a toujours un pari sur les modèles météo dans ces conditions. Ces derniers jours, nous avons eu du vent fort, avec un angle où les bateaux sont rapides. Ce sont des conditions où nous sommes à l’aise. »

Luca Rosetti (Maccaferri – Futura) :
« Tout se passe bien. Nous sommes très heureux de notre course jusqu’à aujourd’hui. Nous avons choisi l’option Sud. Nous avions un petit doute hier, mais c’est passé, nous n’avons pas de regrets. On verra demain. Nous avons opté pour une stratégie d’attaque et nous voulons terminer premiers. On y croit ! Nous sommes très contents de ce nouveau bateau. Il est très polyvalent, ce qui permet d’avoir un peu de fantaisie dans nos options. Il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir. »

Pep Costa (VSF Sport) :
« Ça se passe super bien à bord. Le bateau marche bien et c’est un plaisir de naviguer avec Pablo. C’est une journée décisive avec beaucoup de zones de dévent, mais on ne lâche pas le morceau. C’est la première grande navigation pour VSF et le bateau va super vite. Nous avons attrapé un filet au Cap Finisterre et avons eu du mal à nous en débarrasser. C’est un peu dommage, mais c’est le jeu de la course au large. »

Thimoté Polet (Zeiss) :
« On est à moins de 24 heures de l’arrivée et on ne sait pas comment on va terminer. Tout le monde est collé et on navigue à vue. C’est hyper intense. On a hâte, un jour, de faire une course avec une arrivée normale, ou plus détendue, mais ça ne sera pas pour aujourd’hui. Ça va se jouer jusqu’à la fin. On est un peu plus au nord que le groupe qui nous fait un peu peur, composé de Vogue avec un Crohn, Bleu Blanc et Maccaferri. C’est le dernier sprint, on compte se donner à fond. »

Pierre-Louis Attwell (Vogue avec un Crohn) :
« C’est le quatrième jour de cette première étape. On a un magnifique lever de soleil pour arriver dans l’archipel des Açores. Il fait très beau. Hier, on a eu une journée intense avec pas mal de vent. On était sous spi. On a eu un peu de mal à trouver les réglages pour aller vite et on n’a pas donné beaucoup de nouvelles. Ce matin, c’est vraiment chouette. On ne sait pas comment va se terminer cette première étape. La flotte est super compacte et on va tous arriver dans un mouchoir de poche. Les dernières heures de course vont être cruciales et on s’accroche jusqu’au bout. On ne sait pas si on va terminer 5e ou 15e, mais on va tout donner jusqu’à la ligne d’arrivée. »

Antoine Carpentier (Eora) :
« Nuit pourrie à bord… On vient de se faire piéger dans un trou de vent, rien que pour nous. Grosse déception : après avoir passé l’après-midi à creuser l’écart sur Alternative Sailing et à revenir au contact de Legallais, on se fait littéralement planter dans une molle à 3 nœuds. Pendant ce temps, Legallais, à moins de 2 milles, continue sans jamais s’arrêter, et Alternative ne ralentit pas non plus.
Et comme par hasard, au moment précis où ils nous dépassent, le vent revient pile derrière eux… C’est à devenir fou. Parfois, la voile, c’est vraiment un sport de c…
À part ça, tout va bien à bord. On a retrouvé un peu de glisse. La journée d’hier était bien engagée, avec de belles sections sous grand gennaker, limite en équilibre sur les portières. Matos bien sollicité, mais ça tient ! »

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