Les mots des marins

3 Juil 2025 | Edition 2025

  • Pep Costa / Pablo Santurde (VSF Sports)

« On est contents de la fin de course et de toute la course en général. On était contents d’être troisième et on est encore plus heureux de prendre la deuxième place. On sait que les arrivées de nuit ici sont compliquées. Il a fallu être opportuniste. On savait qu’on était capables de faire ça. On était bien préparés, le binôme fonctionne bien et le bateau est super. On savait qu’on pouvait être compétitifs, surtout en double. Il faut continuer à travailler et faire de notre mieux. En tous cas, je suis très content de ce qu’on a fait avec Pablo. C’était une super opportunité de naviguer vite sur ces bateaux. C’est très engagé. On ne s’attendait pas à aller aussi vite. » 

  • Fabien Delahaye / Pierre Leboucher (Legallais)

« Les derniers milles étaient vraiment compliqués. Tu sais que tout peut encore basculer, et c’est ce qui s’est passé pour nous : on perd la deuxième place juste à la fin. Mais c’est une très belle course. Riche d’enseignements, intense, et on est contents de ce podium. On la prend comme une étape à part entière, et on avance vraiment une chose après l’autre. Il y a six heures, on ne savait toujours pas si on allait passer en tête ou pas. Ça faisait deux jours qu’on se demandait si les Italiens allaient réussir leur option extérieure, et finalement ça se joue à un mille. Une course hyper serrée, passionnante. Comme il n’y a pas eu beaucoup de vent, la flotte est restée dense du début à la fin. On a eu des bateaux à moins de trois milles quasiment en permanence, c’était intense. On fait une super course. On arrive au Cap Finisterre avec une belle avance, on parvient à se recaler dans le bon paquet à la sortie. Les transitions de nuit ont été particulièrement délicates, on navigue un peu à l’aveugle dans ces moments-là. »

  • Guillaume Pirouelle / Alexis Loison (Seafrigo – Sogestrans)

 « C’était serré jusqu’à la fin. C’était pas facile de choisir par où terminer mais c’est comme ça. Ça ne s’est pas bien passé pour nous mais on a quand même bien navigué. On y a cru ce matin mais c’est comme ça. On fait partie des animateurs de cette étape. Ce matin, on était en pointe mais le danger, c’est que ça attaquait de tous les côtés. C’était compliqué de choisir et on a vu des petits malins faire l’extérieur du virage. C’est la première fois que l’on vient ici donc on découvre. On a eu de super conditions, toujours au portant. On réalise 412 milles en 24h00, ça démontre qu’on est rapides. On s’est donné mais on en ressort pas lessivés. Les bateaux vont vite, c’est génial. »

  • Guillaume L’hostis / Antoine Le Manchec (Alternative Sailing – Constructions du Belon)

 « La dernière journée était cool. Les conditions d’atterrissage étaient agréables comparées à ce que l’on a eu il y a deux jours, qui étaient plus humides. C’est la deuxième fois que l’on prend la 5ème place. Quand on voit les cadors et les vieux briscards qu’il y a devant, c’est pas mal. On a eu du monde à vue du début à la fin. On est contents de cette 5ème place. On a eu quelques péripéties au début. On a éclaté le grand spi en début de course et ça nous a bien pénalisés. On a limité la casse. Les conditions étaient incroyables, les bateaux sont fantastiques et le binôme est validé. On s’est bien marrés ! »

6. Eora (Rupert Henry / Antoine Carpentier)
« C’était une superbe étape, avec de la régate au contact sur 1 300 milles. Nous terminons à seulement quelques minutes les uns des autres. J’ai vraiment profité de ces cinq jours. Nous n’avons rien cassé, ce qui est déjà une victoire. On est un peu déçus de la fin, bien sûr : on est tombés dans un trou de vent cette nuit et Legallais en a profité pour nous décrocher. Le bateau marche bien et, vu le peu d’entraînement que nous avions, c’est une vraie satisfaction. C’était notre première course ensemble, et c’est prometteur. »

7. Ekinox (Benoît Sineau / Alberto Riva)
« On a adoré cette étape ! Les conditions ont été incroyables, plus musclées que prévu, mais toujours très intéressantes. Le match était serré, on a pris beaucoup de plaisir à régater avec les copains. On a raté notre stratégie au Cap Finisterre en passant un peu trop près de la côte, mais on s’est battus pour revenir. C’était une super course, riche en choix tactiques. »

8. Vogue avec un Crohn (Pierre-Louis Attwell / Maxime Bensa)
« C’est allé plus vite que prévu… même si on aurait aimé aller encore plus vite que les autres ! On termine derrière les premiers mais avec un écart raisonnable. On a tenté des options, mais nos trajectoires n’ont pas payé. Malgré tout, on limite les dégâts. Ce qui compte, c’est qu’on reste dans le match avec les leaders : c’est très encourageant. »

9. Zeiss (Thimothé Polet / Pierrick Letouzé)
« C’était vraiment une belle étape. Pour une fois, j’ai fait une course en Class40 sous le soleil et dans la chaleur, du début à la fin ! C’est agréable, ça change. On en tire beaucoup d’enseignements pour la suite, notamment en vue de la Transat Café L’Or. On a pu tester pas mal de choses, grâce à la longueur des bords, et le fait d’être au contact nous a permis de voir ce qui fonctionnait ou pas. Il faut savourer cette première étape, car la suivante s’annonce moins confortable, au près et dans le petit temps. »

10. Bleu Blanc Planète Location (Quentin Le Nabour / Thierry Chabagny)


« On est contents d’être là. C’était une belle étape, très linéaire. On a passé beaucoup de temps penchés du même bord, comme des dahuts ! Le finish a été sympa : on a réussi à recoller le paquet et à gratter deux places. Les moments clés ont été le départ, puis le passage de Cap Finisterre après une traversée express du golfe. On a manqué une belle opportunité à ce moment-là, ce qui nous a coûté cher ensuite. Le long bord de reaching sous gennaker était très engagé, et vraiment marquant. »

11. Influence Two (Andréa Fornaro / Alessandro Torresani)
« Ce fut une très belle course. Le départ a été compliqué : nous avons fait un mauvais choix de voile, ce qui nous a fait perdre du terrain difficile à rattraper. Mais nous sommes très satisfaits du bateau. Les deux premiers jours ont été magnifiques, et le final s’est joué dans un mouchoir de poche. »

12. Yelcho (Milan Kolacek / Pierre Brasseur)


« On s’est bien amusés. C’était seulement notre troisième navigation sur ce bateau, et on a beaucoup appris. Il a du potentiel, et maintenant c’est à nous de progresser. Les conditions étaient idéales : du soleil, du portant, que du plaisir ! On ne pouvait pas rêver mieux. »

13. Les Invincibles (William Mathelin-Moreaux / Pietro Luciani)

« On est contents d’être arrivés sans pépins. Mais sur le plan sportif, ce n’est pas notre meilleure performance. On a eu du mal à tenir le rythme : parfois on revenait, parfois on reperdait du terrain. L’objectif principal reste la qualification pour la Transat Café L’Or. On est un peu frustrés de ne pas avoir réussi à rester dans le bon paquet, surtout que ceux de devant ont bénéficié de plus de vent. C’est la loi de la course. Mais les conditions étaient superbes et on a passé de bons moments. »

14. Pamela Lee / Jay Thompson (#Empowher)


« On est très heureux d’arriver à Horta, un lieu auquel on est très attachés. L’approche de l’île a été un peu compliquée, on a dû tourner un moment dans la baie avant de franchir la ligne. C’était notre première course dans cette configuration, avec ce bateau. Cela nous a permis de chercher les bons réglages, en confrontation directe. On a tenté pas mal de choses — parfois sans succès — mais cela nous fait progresser. C’était une étape très formatrice, avec de nombreux choix tactiques, et un excellent entraînement pour la Transat Café L’Or. »

15. Emmanuel Hamez / Mickael Mergui (Viranga)

Emmanuel : « C’est la première fois que je viens à Horta. C’est sympa d’arriver dans ces conditions. Ça s’est bien passé. Mickael m’a beaucoup appris. C’est la deuxième fois que l’on navigue ensemble. Je lui ai proposé d’embarquer avec moi et il a accepté. C’est quelqu’un de top, un professionnel avec beaucoup d’humilité, très cool. Le format de la course est génial pour les gens comme moi car il m’a permis de m’entraîner et prendre les choses en main avant le retour en solo. Je ne pense pas encore au retour mais ça m’angoisse moins le fait d’avoir fait l’aller en double. On a repris les automatismes. » 

Mickael : « Je partais sans grande pression. Le but, c’était que l’on valide nos milles (pour la Transat Café L’Or, ndr), que le bateau soit en bon état pour la deuxième étape. Le contrat est rempli. Sur l’eau, on s’est éclatés. J’ai découvert ce bateau. On a découvert pas mal de manettes et de réglages. Et on termine en battant sur le poteau quelques bons équipages, ça ajoute un peu de baume au cœur. C’est la troisième fois que je fais cette course et c’est la première fois que j’arrive le matin. Mieux, ça serait indécent. »

16. Vincent Riou / Yann Doffin (Pierreval)

Vincent : « Des étapes paradisiaques comme celle là, on n’en voit pas beaucoup. C’était plutôt bien tombé. Ça a été rapide ce qui va nous permettre de profiter un peu d’Horta. Il fallait mieux que cette étape soit rapide car la seconde sera plus longue.J’ai commencé à regarder la deuxième étape ce matin pour savoir si je pouvais profiter un peu ou m’occuper déjà de la suite. Yann, c’est sa première course en double. On a rempli tous les objectifs. »

Yann : « C’était une grande première pour moi et ça s’est avéré très physique. Malgré les conditions estivales, je ne vois pas très bien ce que j’aurais pu faire sans Vincent qui a été un coach hors pair ! Je découvre Horta, c’est vraiment sympa. On a découvert les différentes iles au fur et à mesure. C’est un spectacle magnifique. »

17. Stéphane Bodin / Loeiz Cadiou (Association Neurofibromatose)

« C’est cool. On a fait quelques conneries qui nous ont retardé dans le classement mais, c’est le jeu ! On a fait un super bord de reaching sous grand gennaker à donf, avant de faire un peu de tactique sous spi. C’était une belle traversée, sympa. L’objectif est rempli parceque, vu d’où l’on vient, ça n’était pas gagné. On avait démâté au départ de la Normandy Channel Race et il a fallu louer ce bateau pur faire notre qualification. C’est notre première fois à Horta, c’est sympa ! »

18. Alexandre Legallais / Thomas Lurton (Trim Control)

On est contents de cette arrivée mais on est vexés car on a tortillé avec Stéphane et Loeiz et on a perdu une place. On s’est croisé deux fois cette nuit, en s’appelant car nous étions en route de collision. Il a pris la bonne route et il nous a mis deux milles dans la rue. On a essayé de revenir mais ça n’a pas marché. Avec Thomas, nous ne nous connaissions pas avant le départ et ça s’est très bien passé. J’ai appris plein de choses sur la tactique car je n’avais jamais fait de régate. Et maintenant, il faut ramener le bateau en solo ! »

19. Jérôme Lesieur / Stéphane Le Diraison (KPLER)

On est très content d’être arrivés. C’était une très belle course. On a bien bataillé cette nuit et on s’en est bien sortis donc on est ravis. C’est quand même long et fatigant. Quand on est arrivés dans l’archipel, il y avait tout un petit groupe avec qui on avait joué avant. De retrouver du jeu à la fin, ça fait plaisir. On s’est amusés jusqu’au bout et c’était bien. On a fait pratiquement une ligne droite avec une journée à plus de 400 milles, c’est très rapide. 

20. Djemila Tassin / Kevin Bloch (Belgium Ocean Racing)

« C’était une super course et on est content d’être premiers pointus. Ça a été magnifique. Les conditions étaient folles. C’est presque trop court. On était déjà venus ici mais jamais de façon aussi directe et aussi facile. En termes de météo, c’était fou ! On n’a jamais mis le grand foc, on a fait que du spi et du gennak. Ça ne doit pas arriver si souvent. Les bateaux sont incroyables. Dès qu’il y a les conditions, ça marche ! »

21. Sasha Laniece / Susann Beucke (Alderan)

Sasha : « Ça fait plaisir d’être ici. C’était une super course. On a appris plein de trucs. On a appris sur la vitesse du bateau. Nous nous connaissons depuis deux mois. On s’est retrouvées au milieu des champions, au milieu de la baston au Cap Finisterre et on a rien lâché. On est fières de ça. Pendant l’aller, je pensais déjà au retour en me disant que, seule, ça serait chaud. J’irais tranquille et ça va le faire ! »

Susann : C’était assez dingue. C’était une découverte de la Class40. Nous avions fait l’Armen Race ensemble mais c’est la première fois que nous partions au large. La vitesse du bateau est folle ! C’est très exigeant physiquement. Mais nous sommes si fières d’avoir terminé cette première étape. Pour nous deux, c’était la première course en Class40.

22. Greg Leonard / Jack Trigger (Swift)
« C’est la première fois que je viens à Horta. Les iles sont très mignonnes. Les premières iles que nous avons vu hier sont très belles. Nous avons vu des baleines. C’était très sympa. Cette étape a été dure pour nous. Nous avons eu des conditions de navigation magnifiques. »

23. Yves Courbon / Jean-BaptisteTernon (Ocean Connect)
« On est contents d’être arrivés. On a appris plein de trucs. Je n’étais jamais venu ici, c’était l’occasion. On sait ce qu’il faudra faire, ne pas refaire et ce qu’il faudra faire mieux. C’est une belle leçon de vie. On cherche une voilerie car on a déchiré notre grand spi au Cap Finisterre. Ça nous a pénalisé pendant toute une partie de la course. On a fait quelques erreurs en plus, qui n’ont rien arrangé. Une erreur sur cette course, c’est 20 milles de perdu, ça va vite. »

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