« La fin est toujours longue. C’est les heures en plus qui sont difficiles. Cela dit, on ne se faisait pas d’illusion, on savait que l’arrivée serait compliquée car on avait vu les autres. C’était pire que de la pétole, c’était un dévent monstrueux. Ça tournait dans tous les sens. On reste calme dans ces cas-là, on est philosophes. On a manqué un peu de nez au début et on a été les seuls à ne pas avoir de vent en approche du Cap Finisterre. Ça a été un premier passage à niveau. Ensuite, on a bien marché. On a même fait de beaux records de vitesse. Mais ça n’a pas été suffisant pour rattraper l’écart. On a fait de belles manœuvres. On a aussi fait du faux solo pour Christophe afin qu’ils soit à l’aise dans toutes les situations avant l’étape retour en solitaire. C’est jamais facile quand on est amateur de maintenir le rythme d’entraînement, d’avoir assez de temps, d’avoir un bateau préparé. On est très admiratif des autres, on n’est pas jaloux car on ne fait pas le même job. On le fait à titre amateur pour défendre la lutte contre le cancer et Gustave Roussy qui est tout de même le premier centre de recherche européen. »



















